ICRA - Envoyez un courrier de protestation

 

ICRA - International Commission for the Rights of Aboriginal people

ICRA - Commission Internationale pour les Droits des Peuples Indigènes

See also : http://www.icrainternational.org/website//a_welcome/b_welcome/wel_wel_fr.htm

Bulletin d'Action Urgente : Stop à l'expulsion des Ogiek de la forêt de Mau

Suite au précédent ICRA News concernant l'expulsion de 200 Ogiek de leurs terres, nous vous donnons l'occasion d'agir et d'empêcher des déplacements encore plus importants des populations de la forêt de Mau. Plus d'infos sur la situation : cliquez ici. Pour encore d'autres informations, surfez sur www.ogiek.org (en anglais).

Les Ogiek, un peuple autochtone vivant principalement dans la forêt kenyane de Mau, se battent pour demeurer sur leur terre ancestrale. Le précédent gouvernement a essayé de les forcer à quitter les forêts, prétendument pour protéger l'environnement. Mais les Ogiek ne posent non seulement aucune menace environnementale mais sont en fait les gardiens de ces forêts depuis un temps immémorial.

Prenez position !
La neutralité aide l'oppresseur, jamais la victime.
Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté.

( Elie Wiesel )

Le message sera envoyé à :

  • Emilio Mwai Kibaki, Président de la République kenyane.

  • Kiraitu Murungi, Minsitre de la Justice et des Affaires constitutionelles.

  • Francis ole Kaparo, Président de l'Assemblée Nationale.

  • L'ambassade kenyane à Paris ou Bruxelles, la Mission permanente de la République du Kenya à Genève ou la Kenya High Commission au Canada.

  • Une copie à ICRA International pour évaluer de l'ampleur de la campagne.

 

Comment faire ?

1. Copiez le contenu du message entre les deux repères

2. Cliquez sur un des lien ci-dessous (selon votre pays), une fenêtre de nouveau message avec les adresses et un sujet devraient apparaître, si ce n'est pas le cas suivez les instructions plus bas* France, Belgique, Suisse, Canada, autres pays

3. Changez le sujet du message à votre envie (le sujet est mis par défaut, la variabilité des sujets limite les chances de classement vertical du courrier).

4. Collez le contenu du message (entre)

5. Modifiez éventuellement le texte à votre convenance, mettez votre nom et adresse et signez

6. Envoyez-le !



*Si la fenêtre ne s'ouvre pas, suivez les instructions suivantes :


1. Ouvrez un nouveau message et copiez les adresses ci-dessous comme destinataire :

France :

president@statehousekenya.go.ke,
contact@statehousekenya.go.ke,
minister-justice@skyweb.co.ke,
bunge@swiftkenya.com,
paris@amb-kenya.fr,
bau@icrainternational.org

Belgique :

president@statehousekenya.go.ke,
contact@statehousekenya.go.ke,
minister-justice@skyweb.co.ke,
bunge@swiftkenya.com,
paris@amb-kenya.fr,
bau@icrainternational.org

Suisse :

president@statehousekenya.go.ke,
contact@statehousekenya.go.ke,
minister-justice@skyweb.co.ke,
bunge@swiftkenya.com,
paris@amb-kenya.fr,
bau@icrainternational.org

Canada :

president@statehousekenya.go.ke,
contact@statehousekenya.go.ke,
minister-justice@skyweb.co.ke,
bunge@swiftkenya.com,
paris@amb-kenya.fr,
bau@icrainternational.org

Autres pays :

president@statehousekenya.go.ke,
contact@statehousekenya.go.ke,
minister-justice@skyweb.co.ke,
bunge@swiftkenya.com,
paris@amb-kenya.fr,
bau@icrainternational.org

2. Copiez le message ci-dessous entre -
3. Collez le message entre - dans le nouveau message
4. Modifiez éventuellement celui-ci à votre convenance, mettez votre nom et adresse et signez
5. Rajouter un titre de votre choix au courrier
6. Envoyez-le !


Prénom, Nom
Adresse
Localité
Pays

Your Excellency,

I am writing to express my concern about the continued harassment of the Ogiek, an indigenous people that have lived in Kenya's Mau Forest for hundreds of years. For decades, the Ogiek have fought with first the British colonial and then the Kenyan government over their rights to inhabit their traditional homelands. They have all along sought the recognition of this area as their ancestral land.

On February 16, 2001, the former government announced through the official Kenya gazette that some 147,000 acres of Mau Forest would be excised to settle the landless. This move effectively would remove approximately 70 percent of Mau Forest from the legal control of the Forest Act and leaves the Ogiek land vulnerable to invasion by land speculators and grabbers.

I am particularly concerned about the latest, brutal evictions in Feb./March 2005, which were only stopped by a court injunction on 02 March 2005. We ask that you do everything in your power to ensure that the parliamentary order is refined, spare the Ogiek and that similar intrusions into their traditional lives as conservators of the forests never can take place any more under your governance.

The Ogiek are also concerned about the logging in Mau Forest. The community does not pose an environmental threat to the forest or the wildlife. The real environmental threat came from the former Kenyan government, which was allowing logging companies to cut down trees in the Mau Forest.

Thus, while the government allows powerful logging companies to cut down trees in the forest, it is persecuting an indigenous people who pose no environmental threat and lack political power. However, we are pleased that your government said on July 6, 2001 that it had banned logging in the forest, and we ask that you ensure that logging in the Mau Forest stop.

Please do everything in Your Excellency's power to guarantee that your government will respect the rights of this minority people by allowing them to retain their natural habitats and halting the de-gazettement and allocation of land in East Mau Forest in perpetuum.

In addition, I respectfully ask that you do all that is necessary to stop the wanton destruction of Mau and Mount Elgon Forests.

Thank you for your time. I look forward to your response. Please keep me informed.

Sincerely,

<Signature>


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Traduction de la lettre :

Votre Excellence,

Je vous écrit pour vous faire part de mon inquiétude à propos du harcèlement continu des Ogiek, un peuple indigène qui a vécu dans la Forêt de Mau au Kenya depuis des centaines d'années. Pendant des décennies, les Ogiek se sont battus d'abord avec les colons britanniques puis le gouvernenement kenyan à propos de leur droit à habiter leur territoire traditionnel. Ils ont tout au long demandé la reconaissance de cette zone comme leur terre ancestrale.

Le 16 février 2001, le gouvernement précédent a annoncé par le journal officiel kenyan que quelques 59.000 ha de la Forêt de Mau seraient détruits pour installer les sans terres. Ce changement retirerait effectivement 70 pourcent de la Forêt de Mau du contrôle légal du Forest Act et laisse le territoire Ogiek vulnérable à l'invasion par des spéculateurs fonciers et des accapareurs de terre.

Je suis particulèrement inquiet à propos des derniers évènements, les expulsions violentes en février et mars 2005, qui n'ont été arrêtées que par un injonction d'une court de justice du 2 mars 2005. Nous vous demandons de tout faire ce qui est en votre pouvoir pour vous assurer que l'ordre parlementaire soit rétabli, d'épargner les Ogiek et que de telles intrusions dans leur vie traditionelle en tant que conservateurs des forêts ne puisse plus jamis avoir lieu sous votre gouvernance.

Les Ogiek sont aussi inquiets de l'abattage des arbres dans la Forêt de Mau. La communauté ne pose pas de manace environnementale envers la forêt et la nature. La véritable menace environnementale vient du précédent gouvernement Kenyan, qui autorisait des compagnies forestières à abattre des arbres dans la Forêt de Mau.

Donc, pendant que le gouvernement permet à des compagines forestières puissantes d'abattre des arbres dans la forêt kenyane, il pérsécute un peuple indigène qui ne pose aucune menace environnementale et qui manque de pouvoir politique. Cependant, nous sommes contents que votre goubernenement ait déclaré 6 juillet 2001 qu'il avait interdit l'abattage dans la forêt, et nous vous demandons de vous assurer que l'expoitaition forestière dans la forêt de Mau cesse. S'il vous plaît faite tout ce qui est en le pouvoir de Votre Excellence pour garantir que votre gouvernement respecteras les droits de cette minorité en leur permettant de garder leur habitat naturel et en cessant la concession de terre à perpétuité dans la Forêt de East Mau.

De plus, Je vous demande respectueusement de faire tout le nécessaire pour stopper la destruction gratuire des Forêts de Mau et de Mount Elgon.

Merci pour le temps que vous m'avez consacré. Dans l'attente de vous entendre. S'il vous plaît tenez-moi informé.

Veuillez agréer ...

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200 Ogiek expulsés

14/03/05

En 1999, suite à une campagne de pression internationale menée par plusieurs organisations (Ecoterra international, ICRA, Commission kenyane des droits de l’Homme, Survival, Fpcn, etc,), le gouvernement Kenyan avait dû abandonner son projet d’expulsion des membres de la communauté Ogiek vivant dans la forêt de Tinet dans les montagnes de Mau.

Ces dernières années, une intense bataille juridique a opposé les autorités kenyanes aux divers tribunaux kenyans sur la question des droits territoriaux dans les montagnes de Mau occupées depuis des siècles par les Ogiek, peuple nomade aujourd’hui en grande partie sédentarisé qui vit dans une grande précarité et sous la pression constante d’expulsion.

Il y a quelques jours, la pression gouvernementale s’est accrue et 200 Ogiek ont été expulsés de leur terre et de leur demeure dans le district de Narok. Les expulsés ont trouvé refuge dans une église suite à la destruction de leur propriété par les bulldozers des forces de police. Ces familles sont à présent dans le plus grand dénuement suite à la destruction de leurs biens personnels et de leurs zones de culture par la police.
Il semblerait que le gouvernement kenyan soit déterminé à en finir et l’annonce récente faite par le ministre des Terres d’expulser les 100000 habitants des forêts de Mau fait frémir même s’il est précisé dans un rapport officiel récent que les membres de la communauté Ogiek ne seraient pas affectés par ces mesures !

ICRA va relancer ses contacts avec la Commission kenyane des droits de l’Homme avec laquelle nous avions lancé la dernière campagne de soutien aux Ogiek.

Agissez en envoyant un courrier au gouvernement kenyan !

 

APPEL OGIEK

200 Ogiek sans-abris, des centaines de propriétés détruites dans une opération d'expulsion

Nakuru, lundi 7 mars 2005, rapport par Sang J. K.

Deux cents membres de la communauté ogiek dans la région d'Enoosupukia du District de Narok se sont retrouvés sans-abris suite à un plan gouvernemental d'expulsion qui a causé la perte de centaines de propriétés, comme nous pouvons aujourd'hui constater. Lors d'une mission d'enquête menée par l'OWC pour établir l'étendue des pertes, il a été révélé que les familles victimes campent pour le moment dans une église locale sans nourriture et sans abris.

« Les tensions sont fortes, la situation Ogiek s'empirant de jour en jour, étant donné que les familles victimes n'ont même pas le droit à l'accès à l'eau en dehors de l'église pendant que la mise à feu et la démolition des maisons continuent », explique Kimaiyo Towett, Coordinateur national de l'Ogiek Welfare Council, quelques temps après qu'il ait visité la région qui a été aussi récemment secoué par des animosités entre deux communautés dominantes de la région. Il a de plus critiqué la police pour la brutalité, spécialement envers un responsable de l'OWC, M. Simon Ngaiyami, qui a eu sa maison démolie par un bulldozer sous forte sécurité par les forces combinées de la Police de l'administration et de l'Unité de service Générale, malgré le fait que la zone dans laquelle il habitait ne faisait pas partie de de la région visée par les expulsions.

Des sources locales ont de plus indiqué que les familles touchées qui n'ont nulle part où aller font face à la famine depuis que tous leurs champs et propriétés personnels ont été détruits. Towett a également appelé les sympathisants à les soutenir dans l'approvisionnement en nourriture, médicaments, eau, abris et vêtements. L'expulsion à Enoosupukia est largement vue comme un plan par des politiciens (qui ont sanctionné l'intrusion il y a quelques années) pour frustrer la communauté ogiek qui a vécu là depuis des siècles. Dans une page d'une annonce de mise en demeure de sept jours, les habitants de la zone ont été priés de bouger de la zone avec effet immédiat. « Le personnel de sécurité du Conseil du comté effectura la surveillance et toute personne trouvée dans le territoire concerné sera expulsé/arrêté » dit en partie la lettre.

Il y a trois semaines, le Ministre des Territoires a annulé tous les actes de propriété emis dans le complexe en extension de la forêt de Mau, le gouvernement étant détermnié à expulser plus de 100.000 personnes vivant dans la forêt. Le rapport original du gouvernement stipulait que les membres de la communauté ogiek ne seraient pas affectés. Pendant ce temps, un groupe de bénéficiaires non-ogiek de ces actes de propriétés sont allés en justice pour contester l'expulsion imminente. La Court a temporairement interdit au gouvernement d'exécuter le plan jusqu'à ce que le procès soit entendu et résolu. Malgré cela, le gouvernement n'a pas encore obéi à l'injonction judiciaire.

Dans des développement connexes, le procès contre cette même implantation dans la forêt sera entendu les 16 et 17 mai, après un ajournement. Le jugement de l'affaire sera utilisé pour justifier l'expulsion qui a été approuvée par une Commission présidentielle qui a été mise sur place pour enquêter sur les allocations illégales et irrégulières de territoire public qui incluent des forêts. Cependant la commission a aussi recommandé d'accorder une attentiuon spéciale aux membres de la communauté ogiek. « Sujets à une action en justice, renoncer à la suppression et aux titres déjà émis et maintenir la région comme zones de forêt et de captage mais prendre en compte la position des Ogiek comme habitants reconnus des forêts », peut-on lire dans une partie du rapport de la commission.

Par égard pour cette situation épouvantable, OWC appelle par conséquent les sympathisants qui désirent aider les victimes des expulsions à se mettre en contact avec l'Ogiek Welfare Council pour plus de détails en utilisant les coordonnées ci-dessous.

Sang J.K.
Coordinateur
Ogiek Welfare Council
National Secretariat, Kwanza Hse, 3rd Floor
P.O. Box 12069, 20100
Nakuru, Kenya
Tél. +254 51 2212736, Telefax +254 51 2211257, Mobitel +254 722 236324
www.ogiek.org

Ogiek Support Programme
ECOTERRA Intl. - Nairobi Node
P.O.Box 177, EAK 00502 KAREN
Nairobi/Kenya
24h call : +254-733-633-000
e-mail : ogiek@ecoterra.net

Traduit en français par ICRA International

 

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